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Lundi 16 juin 2008

 

 

« Trompe la mort », c’est le surnom qui a été donné à un homme que mon grand père connaissait bien.

Pendant la guerre, cet ancien résistant a été déporté au camp de Dachau. Après l’armistice, les prisonniers on été rapatriés par voie navale.

Trois navires au total transportaient les prisonniers de ce camp.

Seulement voila, les commandants avaient reçu pour ordre de saborder leurs navires dans une telle situation… et seul un de ces trois commandants refusa d’exécuter un ordre tellement injustifié vu que la guerre était fini… C’est ce navire qui repêcha « trompe la mort » après le naufrage du bateau qui le transportait.

 

Après la guerre, il décida de vivre à Casablanca, c’est là que mon grand père l’a connu…

En 1949, un samedi matin, alors qu’il se rendait au marché faire ses courses, il se rendit compte, en faisant le queue chez le boucher qu’il avait oublié son portefeuille à la maison… Il y retournait donc, vu que c’était à deux pas…

A son retour, une bombe avait explosée dans la boucherie –un attentat- et plusieurs personnes étaient blessées voire décédées… il aurait fait partie du lot si il n’avait pas été distrait ce jour.

 

Quelques années plus tard, alors qu’il devait rentrer chez lui, il eu un mal fou à trouver un taxi pour le conduire à l’aéroport, la circulation fût plus dense que de coutume, tant et si bien qu’il loupa son vol pour Paris… L’avion s’est écrasé.

 

Il y a quelques années, « trompe la mort » est finalement décédé, dans son lit.

 

Le lit, c’est le lieu le plus dangereux du monde : 80% des gens meurent dans leur lit !

 

PS : aussi incroyable que cela puisse paraître, trompe la mort a bel et bien existé !

par Bordelius publié dans : Histoires vraies (et romancées...) communauté : SOIF DE LIRE...
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Mercredi 4 juin 2008

La panique ne s’est pas estompée tout de suite…

Au départ, je ne savais pas si il s’agissait d’un prêt d’animaux vivants ou d’une vraie mauvaise blague, ce qui aurait voulue dire que les animaux étaient à nous…

 

Vous vous doutez bien d’après le titre de l’article que les animaux étaient bien à nous.

Je dois dire que les jeunes ont été très correcte et ont assumé jusqu’au bout puisque dans la journée a été construit un enclos fait de jolies barrières en bois.

C’était donc l’année dernière… que le temps passe vite !

Le cochon a été cuit à la broche deux mois plus tard (l’odeur devenait insupportable) et apprécié par de nombreux jeunes… pour ma part, je m’y était attaché et je n’ai même pas participé au repas.

 

Les poules sont toujours là, quant au canard… nous nous sommes rendu compte après le départ du cochon que c’était en fait une cane… qui pond de beaux œufs que le cochon mangeait !

 

Quant à la chèvre… il a fallu rehausser à plusieurs reprises la barrière car elle est championne de saut en hauteur ! Le record étant actuellement de 1m80 ! Je ne sais toujours pas comment elle a fait…

 

En tout cas, la ferme à la ville, c’est possible, et d’après notre facteur… nous ne sommes pas les seul dans le quartier !!!

 

Et après, on va dire que je suis pas écolo…

par Bordelius publié dans : Histoires vraies (et romancées...) communauté : SOIF DE LIRE...
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Mardi 3 juin 2008

Je ne sais pas combien de temps je suis resté… comment dirais-je ?... Comme un con face à cet animal qui –mais je ne la savais pas encore- appartient à la famille des bovidé et à la sous famille des caprins. Toujours est il qu’une fois descendu de mon nuage d’interrogations, j’ai couru voir de l’autre côté de la maison, où se situe la partie « grande » du jardin.

 

J’y découvrais une petite maison en bois ainsi qu’un canard et deux poules qui gravitaient autour...

« C’est pas vrai… c’est pas vrai ! »

Au même moment, la petite chèvre qui me passe devant en manquant de me faire tomber…

« Bêêêêêêêêê !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »

 

« C’est pas vrai ! putain ! c’est quoi ce merdier ? »

 

 

C’est alors qu’arriva Benjamin, l’un des responsables de cette magnifique mise en scène…

« Alors ? la surprise te plait ? » (éclats de rire)

restons calme

« Surprise ? tu parles d’une surprise ! Une chèvre, deux poules, un canard… il ne manque plus qu’un cochon et c’est le pompon ! »

 

« Ben qu’est ce que tu racontes ? Il y est le cochon ! Tu l’as pas encore vu ? »

 

En effet… il y avait aussi un cochon… ou plutôt un petit porcinet ; Le problème, c’est qu’il n’était plus dans mon jardin… il était passé sous le petit grillage qui séparait notre jardin de celui des voisins.

« C’est pas vrai ! Non ! C’est pas vrai ! »

 

Que dire de plus ?                    

C’était VRAI !

 

par Bordelius publié dans : Histoires vraies (et romancées...) communauté : SOIF DE LIRE...
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Lundi 2 juin 2008

Le métier que j'exerce actuellement m'emmène à accueillir des jeunes entre 18 et 22 ans pour une période qui varie de 7 à 12 mois. Quand ces jeunes s'en vont, la coutume veut qu'ils "marquent le coup"...
Généralement, ils sonnent à la porte vers les 2 heures du matin et vous servent un verre avant de vous faire leurs adieux définitifs.
L'an passé, ils ont fait plus "original":
Ce samedi matin, il était 7 heures quand ma chère et tendre moitié ainsi que moi même nous réveillâmes...
"C'est bizarre..." me murmura elle, "aucun jeune n'est passé cette nuit."

En effet, nous n'avions pas eu à souffrir d'un réveil brutal et nocturne par une bande d'excités et un peu trop imbibés pour certains... 
Mis à part que j'étais heureux d'avoir passé une nuit calme, je restais dubitatif quant au fait qu'ils n'aient rien fait et, peut être est-ce dû à un sixième sens, je ressentais au fond de moi que la journée serait longue... J'allais instinctivement vers la fenêtre du bureau qui donnait vers la rue, et ce que je découvris à travers les carreaux déclencha en moi cette magnifique déclaration:
"Chérie... finalement, je crois qu'ils sont passés."

Fixée à la grille qui sépare mon jardinet de la rue, je découvrais une pancarte en bois… il y avait manifestement quelque chose d’écris dessus vu qu’un passant qui était là semblait interloqué…,  comme j’étais « côté maison » (rien à voire avec l’émission !) je ne pouvais rien lire… je décidais donc de passer « coté rue ».

Je me retrouvais donc en peignoir sur le trottoir pour découvrir l’inscription suivante :

 

 Salon de l’agriculture

AV

Œufs frais

Fromage de chèvre

Jambon et côtes de porc 

 

Au même moment, tandis que cette découverte surprenante me laissait encore tout chose, j’entendis, comme pour briser le silence :

Bêêêêêêêêêêê !

 

Je me retrouvais nez à nez avec une petite chèvre noire et blanche qui venait du jardin derrière la maison… Grand moment de solitude.


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Mercredi 28 mai 2008

En panne... d'idées! Je bloque.
Beaucoup de boulot en ce moment, je ne sais pas quoi publier, je n'ai pas le temps de m'en occuper... je n'ai pas assez de pouvoir d'achat pour déléguer!
C'est tout...
Ca va repartir, ne vous inquiétez pas, soyez patients, ça reviendra!
A +!!!!!!!!!!


par Bordelius publié dans : Histoires vraies (et romancées...)
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Lundi 26 mai 2008

 




 

C’était en 2001, tandis que j’avais quitté Bordeaux  pour Bruxelles où je vivais maintenant depuis plusieurs mois…

Je travaillais dans une belle pâtisserie de banlieue et logeais en plein centre ville à 2 pas de la grand’ place, la vie bruxelloise me plaisait énormément en tous points, mais là n’est pas ce qui nous intéresse…

 

Un après midi que je revenais du boulot, alors que je venais de garer ma voiture (une 205 « style » que j’allais malheureusement éclater dans un tunnel quelques semaines plus tard…), un autochtone m’accosta :

« Dites donc, mais c’est une voiture de médecin que vous avez là ! »

« Excusez moi monsieur ? » Dis-je à ce bruxellois afin de m’assurer que c’était bien à moi qu’il s’adressait…

« Je dis : C’t’une voiture d’médecin qu’vous avez là ! »

 

Je commençais à être dubitatif face à ce personnage dont je ne savais pas si les propos tenaient du lard ou du cochon… une chose est sûre : il n’était pas net.

 

« Pardon monsieur, je ne sais pas pourquoi vous dites que ma voiture est une voiture de médecin… c’est une simple 205 et moi je suis un simple pâtissier… »

« Et pourtant j’vous dis qu’c’t’une voiture d’médecin !»

 

« Bien sûr… et pourrais je savoir pourquoi ? »

Avant d’aller plus loin, je voudrais être bien clair envers mes lecteurs avant d’être taxé de racisme : imaginez que vous êtes à Bruxelles, face à un mec dont il est clair qu’il a un ou deux fils qui se touchent… à l’air con et la vue basse, vous ajoutez un accent que même Coluche à côté, on trouve qu’il n’en fait pas assez… comment ne pas avoir envie de lui dire : t’es con ou t’es belge ?

 

BREF :

Et le monsieur de me répondre…

« Mais enfin : regardez la plaque d’immatriculation ! c’est écrit 33… Dites 33 ! C’est donc bien une voiture de médecin ! »

 

FIN

 

J’espère que vous n’espériez pas une chute hilarante qui vous aurait fait crouler de rire…

Cette histoire a cependant le mérite d’être 100% vraie et 100% vécue !

 

par Bordelius publié dans : Histoires vraies (et romancées...) communauté : SOIF DE LIRE...
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Mercredi 7 mai 2008

02h38, cela faisait plus d’une heure trente qu’Annie fouillait les étages de la clinique des flots bleus à la recherche de Monsieur Hollande, quand enfin, dans la chambre 14, elle le retrouva.

Il était penché sur le corps d’une patiente qui avait à peu près le même age que lui. Il avait ôté les couvertures qui recouvraient la vieille et la caressait à travers son pyjama.

-« Mais qu’est-ce que vous faites ? Vieux porc ! » Hurla Annie.

-« Non rien ! Nous nous connaissons ! Elle s’appelle Simone et elle avait du mal à s’endormir ! Alors quand j’ai vu que le médicament que vous donniez à mon voisin de chambre faisait effet rapidement, je me suis dit que j’allais passer vous en demander… Seulement, vous n’étiez pas dans votre infirmerie, et comme la porte était ouverte et que j’ai vu votre armoire à pharmacie, ben… je me suis servi. »

 

-« Et pourquoi vous la tripotez ? »

-« Vous savez madame, j’ai soixante treize ans, je vis seul, quand je l’ai vu étendue comme ça… j’ai pas pu… me retenir… enfin vous comprenez ! »

-« Monsieur Hollande, vous êtes un vieux pervers. Rendez moi la boite de médicaments, retournez vous coucher et ne parlez de ça à personne.»

 

Elle examina rapidement la vieille dame : rien d’inquiétant à priori, le Xanathil n’avait fait que l’endormir et n’aurait pas d’autres conséquences sur sa santé... du moins, c'est ce qu'il fallait espérer…

 

Elle n ‘était pas de retour dans son infirmerie depuis 5 minutes que le téléphone retenti : c’était les ambulanciers qui avaient transportés le corps du vieux monsieur décédés. Ils étaient de retour à la clinique… et le corps était encore avec eux !

«-Quand nous sommes arrivés chez la famille, ils nous attendaient en larmes, puis quand ils ont vu le corps, ils nous ont dit que ça n’était pas le bon ! On a essayé de vous contacter plusieurs fois mais impossible de vous joindre… on est revenu avec le corps.»

 

Le vieux monsieur décédé s’appelait Marcel Durand, ils étaient visiblement deux à porter le même nom dans cet hôpital et elle avait contacté la mauvaise famille…

 

Elle s’appelle Annie, elle n’avait pas encore 25 ans, et  c’était sa première nuit de garde! Rassurez vous: elle a fait des progrès par la suite!


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Mardi 6 mai 2008

00h45, les ambulanciers venaient juste de partir, Annie retourna dans son infirmerie histoire de se faire couler un café… C’est alors qu’elle s’aperçu qu’elle avait  commis une erreur. Une grave erreur…

 

Le temps de conduire les ambulanciers à la chambre, c’est à dire 5 minutes, elle avait oublié de fermer la pièce à clé. Ca aurait pu être sans conséquences, mais là, un placard se trouvait ouvert… un placard qui aurait du être fermé… un placard mieux connu sous le nom « d’armoire à pharmacie ».

 

Coup de panique : Finalement, pas besoin de café… Respiration ; expiration.

 

Première chosez à faire, un inventaire de l’armoire… après tout, il aurait pu ne rien manquer.

Il manquait quelque chose.

 

Il manquait quelque chose ! Putain !

 

Il manquait une boite de Xanathil, un anti-dépresseur somnifère qui agit en quelques minutes…

 

Re-coup de panique : A ce moment là, ça n’est pas un café qu’elle aurait voulu… plutôt un whisky.

 

Elle reprit toutes les ordonnances, c’est à dire les 55 dont elle avait la charge pour les 55 patients qu’elle gardait. 8 patients prenaient du Xanathil.

Il n’y avait pas trente six mille solutions : direction les 8 chambres.

Première chambre, le patient dormait. Deuxième chambre, idem. Troisième, quatrième, cinquième…

Le patient de la sixième chambre dormait aussi, en revanche, le lit à côté de lui était vide. Cela n’aurait pas dû…

Le patient du lit vide s’appelait Monsieur Hollande, un septuagénaire venu se faire opérer d’un ulcère…

Ce coup ci, ce n’étaient pas 8 chambres qu’il fallait contrôler… mais toute la clinique !

 
   infirmiere10.gif

par Bordelius publié dans : Histoires vraies (et romancées...)
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Lundi 5 mai 2008

Elle s’appelle Annie, elle n’avait pas encore 25ans lorsque, pour cette première nuit de garde à l’hôpital, en qualité de jeune infirmière diplômée d’état, elle dû faire venir le médecin de garde pour constater le décès d’un patient.

C’était un vieux monsieur âgé que la mort attendait de toute façon. Il occupait le 3ème lit de la chambre 34 de la clinique des flots bleus à Bordeaux, c’était en 1975 !

 

-« Mort constatée à 23h58 » dit le médecin. « Préparez le avant qu’il ne soit complètement raide, puis appelez la famille pour les informer du décès. Après, faites venir les ambulanciers qu’ils retournent le corps à l’expéditeur. »

 

Alors qu’il avait déjà quitté la pièce, il fit demi-tour :

-« Finalement, on va dire qu’il est mort à 00h02, comme ça on facturera un jour de plus à la famille pour l’occupation de la chambre : on s’en fout, c’est la sécu qui paie.»

Claquement de porte, il ne reste plus que Annie, un cadavre et trois autre patients qui dorment…

 

30 minutes après, le corps était préparé, la famille informée et les ambulanciers en route pour la clinique.

C’était la première fois qu’elle devait annoncer un décès à une famille et la tache n’avait pas été facile : la fille du défunt, une quadragénaire manifestement embourgeoisée depuis peu avait carrément explosé en larmes au bout du fil, puis elle s’était mise à l’insulter en répétant

« C’est pas possible ! Vous êtes une connasse ! C’est pas possible ! etc… »

Finalement, le mari avait reprit l’appelle qui se termina mieux qu’il n’avait commencé… peut être parce les modalités financières n’avaient pas été évoquées.

                                                infirmi-re.jpg

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